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Edito
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2006 : Génération
(de) Cash !
« Juguler des fuites de
chiffre d’affaires et accélérer ses rentrées
de cash constitue un nouveau levier de génération
de cash beaucoup moins usité mais extrêmement prometteur
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| 2005
restera l’année des profits records et paradoxalement
l’année où le nombre de dépôts
de bilan a battu des records. Tous les moyens sont mis
en œuvre pour générer du Cash.
Ainsi, jamais les entreprises et
leurs actionnaires ne se sont autant penchés sur
les mécanismes internes de création de valeur.
Réduire ses coûts et augmenter ses ventes
sont deux leviers communément acquis ! Juguler
des fuites de chiffre d’affaires et accélérer
ses rentrées de cash constitue un nouveau levier
de génération de cash beaucoup moins usité
mais extrêmement prometteur.
Celui-ci commence à faire
école : certaines entreprises ont montré
avec succès qu’une meilleure maîtrise
de leur cycle Commande-Facturation-Encaissement conduisait
directement à une génération de cash.
Citons par exemple, une grande entreprise de transport
et logistique qui a su résorber une fuite annuelle
de 0,5% de son CA en mettant sous contrôle l’ensemble
de ses pratiques commerciales jusqu’à la
facturation de ses clients. Pour une société
de services célèbre, nous avons pu constater
jusqu’à 4 % de taux de fuite !
Les actionnaires mettent la pression
sur le cash aux Directions qui à leur tour mettent
la pression sur les opérationnels pour réduire
le fameux « Working Capital ». Que de
pression ! Du coup, les programmes de réduction
de BFR commencent à fleurir… Normal, c’est
le printemps !
La mise en œuvre de ces mécanismes de génération
de cash depuis près de 5 ans nous ont donné
envie de partager nos expériences acquises sur
le terrain, et d’animer de manière récurrente,
cette thématique véritablement transverse
à l’entreprise. |
Car
notre expérience nous a enseigné que la
responsabilité de transformer rapidement ses ventes
et sa production en monnaie sonnante et trébuchante,
n’est pas la simple affaire de la Direction Financière,
des services facturiers et des équipes de relance
!
D’où l’idée
de cette newsletter, entièrement dédiée
à la génération du cash. Celle-ci
s’adresse à tous les acteurs qui participent
directement à cette chaîne complexe d’opérations,
véritable « Tiroir Caisse » de
l’entreprise : commerciaux, cash managers, comptables
et financiers, directeurs et actionnaires seront intéressés
de comprendre pourquoi et comment ce tiroir caisse peut
être mieux sécurisé et mis sous contrôle
pour, au final être mieux rempli... Articles de
fonds, témoignages d’entreprises et retours
d’expériences opérationnelles, fiches
pratiques et actualités constitueront les 4 rubriques
de notre lettre qui vous sera diffusée tous les
3 mois.
Au sommaire de cette première
Newsletter, un premier article sur les enjeux et les moyens
de mettre sous contrôle sa chaîne «
Vente à encaissement ». Vous y trouverez
également le témoignage du Directeur Financier
de Sigmakalon SKD, société industrielle
leader, qui a su apporter une première réponse
à la pression du cash. Enfin, des trucs et conseils
pratiques vous permettront à coup sûr de
récupérer de la TVA dormante sur de vieilles
créances douteuses, et de réfléchir
à la façon de structurer un tableau de bord
de suivi de votre encours client. Comment, vous n’en
n’avez pas encore ?
Il ne me reste plus qu’à
vous souhaiter une bonne lecture et surtout une bonne
Génération de Cash en 2006 ! |
frederic doumenc
Directeur associé, resulteam
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Interview |
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| André
Mallet,
DAF chez SigmaKalon SKD
« Nos clients ont tous
les droits sauf de ne pas nous payer » |
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Optimiser son poste client en période
de changement
Culture Cash : Quelles sont
les spécificités du poste client de SigmaKalon
SKD ?
André Mallet :
SKD est un distributeur de peinture pour les professionnels,
les peintres en bâtiment entre autres. 90% de notre chiffre
d’affaires est réalisé auprès de
petites et moyennes entreprises, de 1 à 50 salariés,
et de quelques administrations. Nos clients sont des bons professionnels
mais peu structurés comptablement : 25% de nos 25 000
clients actifs ne paient pas à la date d’échéance.
A cela s’ajoute une caractéristique géographique
: les régions Ile de France et celles situées
en dessous d’une ligne Bordeaux/Lyon ont des retards de
règlement plus élevés que les autres. Nous
avons une équipe recouvrement importante qui permet de
faire face à ces problématiques. Cette équipe
est aujourd’hui constituée de 11 personnes : un
Crédit Manager et son assistante, une responsable d’équipe
et 8 agents de recouvrement.
CC : En 2005,
qu’elle était votre problématique ?
AM : SKD est le
fruit d’une fusion de deux réseaux de distribution
distincts. De fait, au premier semestre 2005 nous avons géré
les problématiques de post-fusion (base de données
Client, organisation et processus, SI, motivation des équipes,
etc.) Le nombre de clients actifs s’est alors élevé
à 25 000. Parallèlement, l’encours n’a
cessé d’augmenter. Nous avons créé
à Orléans une équipe complète de
relance recouvrement. Huit personnes ont été embauchées
mais cette équipe, jeune et nouvelle, manquait d’expérience.
Nous avons alors décidé de faire appel à
un prestataire externe pour mettre l’équipe «
sur les rails » : organiser le recouvrement, les processus
et rendre le service très rapidement efficace et opérationnel
; former les équipes aux fondamentaux de la relance (suivi
des comptes clients, relance téléphonique, gestion
des objections, gestion des litiges, etc.) ; mettre en place
un système de management par objectifs individuels et
collectifs et enfin définir les plans individuels d’amélioration.
L’appel à un prestataire externe était nécessaire.
Il fallait que notre Crédit Manager puisse prendre du
recul, déléguer et ne pas être noyé
par le quotidien. D’autre part, compte tenu du niveau
de l’encours il fallait agir très vite pour améliorer
le DSO. Seuls, nous aurions été incapables de
nous en sortir si rapidement.
CC : Quelles solutions ont été
proposées ? Quelles actions ont été mises
en place ?
AM : Nous avons
défini conjointement avec l’équipe et le
prestataire, des objectifs qualitatifs et quantitatifs à
atteindre en 4 semaines, sur le mois de juillet 2005. Les objectifs
quantitatifs visaient à une réduction immédiate
de l’encours sur les échus « âgés
» des dossiers à gros montants (règle des
80/20). La situation était urgente. Le montant d’échus
était devenu totalement irrationnel. Il s’élevait
à environ 12 millions d’euros. L’objectif
fixé consistait à le réduire de 2,7 M€
en 4 semaines. Les objectifs qualitatifs concernaient l’équipe
de recouvrement et son optimisation. Il fallait, entre autres,
définir un processus de recouvrement performant, aider
et corriger les équipes dans leur travail au quotidien,
mettre en place des plans individuels d’amélioration.
CC : Quels ont été
les résultats ?
AM : Sur
les 2,7M€ d’objectif, nous avons soldé 1,9M€,
c’est-à-dire 1,5M€ de cash et 0,3M€ d’effets
à date. Les 0,1M€ correspondaient à des problèmes
de lettrage ou des dossiers mis en contentieux. Nous avons également
obtenu une analyse complète et détaillée
des dossiers non soldés équivalant à 0,8M€.
« Aujourd’hui le service
recouvrement sait récupérer de l’argent
avec le sourire »
D’un point de vue qualitatif,
chaque membre de l’équipe a bénéficié
d’une aide personnalisée par le prestataire. En
déléguant la gestion du recouvrement, le Crédit
Manager a pu se consacrer à ses objectifs personnels.
Plusieurs outils de management destinés à la responsable
de l’équipe ont été mis en place
: réunions hebdomadaires, suivi des collaborateurs avec
objectifs quantitatifs individuels, revue de portefeuille, mise
en place de fiche litige, etc.) Les agents ont eux gagné
en confiance et en assurance. Ils ont acquis les bonnes pratiques
et intégré le bon vocabulaire pour relancer un
client. Aujourd’hui, on peut dire qu’ils savent
récupérer de l’argent avec le sourire, sans
détériorer la relation commerciale. Pour résumer,
ce fût un gain de temps énorme : les collaborateurs
ont été formés rapidement, la responsable
a pu ainsi déléguer et nous avons pu recouvrir
du cash très vite.
Notre prestataire a su parfaitement s’intégrer
à l’équipe. Il est intervenu de manière
très pragmatique et opérationnelle, sans gêner
le fonctionnement et le travail interne. Il nous fallait quelqu’un
capable de nous accompagner en mettant directement « les
mains sous le capot » et non pas en se contentant de nous
livrer la notice de fonctionnement.
CC : Quels sont vos nouveaux challenges
aujourd’hui ?
AM : Aujourd’hui
notre niveau d’échus est passé de 12M€
début 2005 à 6M€ début 2006. Nous
devons terminer la mise en place d’un logiciel afin d’interfacer
les informations commerciales avec celles de la comptabilité.
Nous devons aussi formaliser toutes les recommandations vues
durant notre projet.
« Le service recouvrement
participe directement à la vente, au même titre
que le service commercial. Les agents de recouvrement sont là
pour finaliser la vente. »
Bien entendu, nous continuons également
de mener des actions de recouvrement auprès des débiteurs,
toujours avec une forte valeur ajoutée. Désormais,
je pense que le service recouvrement participe directement à
la vente, au même titre que le service commercial. Les
agents de recouvrement sont là pour finaliser la vente.
L’équipe recouvrement est désormais crédible.
La confiance s’est installée avec les commerciaux.
Ces derniers se sentent soutenus et accompagnés dans
leur activité. Notre credo aujourd’hui : «
chez nous les clients ont tous les droits sauf de ne pas nous
payer ! ».
SigmaKalon SKD:
SigmaKalon est un des leaders mondiaux de peinture et revêtement.
La société emploie 10 000 personnes dans plus
de 40 pays. En France, SigmaKalon occupe la première
place du marché avec 2 500 personnes. Son chiffre d’affaire
est d’environ 460 millions d’euros.
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Dossier du mois |
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Wanted !
Un DSO élevé: qui est responsable?
Le délai moyen de paiement est de 67 jours
en France avec un retard moyen de plus de 15 jours (1).
Le service recouvrement est souvent montré du doigt et
désigné comme principal responsable. Mais il ne
faut pas envisager le DSO uniquement comme un indicateur de
la performance des équipes de relance clients. Celui-ci
illustre plus globalement la performance du processus transverse
de l’entreprise : « de la vente à l’encaissement
». En effet, le règlement client est conditionné
par un ensemble de facteurs impliquant tous les services d’une
société, du service commercial au service recouvrement.
Dans de nombreuses sociétés,
le DSO est un indicateur clé des Directions Financières.
Il permet de mesurer les performances de l’activité
du service de relance clients. En effet, ce dernier est en charge
opérationnellement de la gestion du poste client, il
a pour mission de faire payer les débiteurs à
la date d’échéance ou dans les meilleurs
délais. Ce service est le dernier maillon d’un
processus transversal impliquant les principaux acteurs de l’entreprise
: les commerciaux, les producteurs et « in fine »
les financiers. Loin de refléter uniquement l’efficacité
des relances, le niveau de l’encours illustre, en fait,
la performance du processus de la vente à l’encaissement
dans sa globalité, on parle alors de chaîne facturation.
Le paiement client est conditionné
par une suite logique d’actions impliquant l’ensemble
des services de l’entreprise. Dans un monde idéal,
les services juridiques et commerciaux, l'exploitation et la
comptabilité travailleraient en parfaite harmonie. Cependant
la réalité quotidienne diffère et l’expérience
du terrain révèle bien souvent autre chose.
Lors de l’analyse d’un dossier
particulièrement complexe et litigieux, les agents de
recouvrement constatent souvent que le contrat n’est pas
signé : « C’était
la veille du week-end du 15 août, le client était
pressé. Suite à une discussion téléphonique,
nous lui avons envoyé quelqu’un pour traiter son
problème. Je suis parti en vacances et mon remplaçant
a oublié de traiter la note que j’avais laissée
sur son bureau. Le contrat n’est jamais parti.
»
« Les
conditions générales de vente étaient imprimées
au verso de nos commandes, cependant notre nouvelle imprimante
ne nous permettait pas d’imprimer recto verso. Nous avons
ainsi enregistré pendant plusieurs mois des commandes
sans les conditions générales où nous précisions
que les frais de transport sont à la charge du client.
Cette histoire nous a créé de nombreux litiges
et un vrai manque à gagner. »
Marc, PDG d’une PME en région Lilloise
«
Le problème, c’est que les commerciaux promettent
toujours n’importe quoi ! Avant de vendre, ils feraient
mieux de m’appeler pour valider les délais promis
par notre société. La machine d’un client
ne fonctionnait plus. A ce moment là, tous nos techniciens
étaient indisponibles. Nous avons dû attendre une
semaine pour envoyer quelqu'un faire la réparation. Malheureusement,
le client a subi une semaine de perturbation dans sa propre
production. Il ne veut pas payer notre facture pour la réparation
de sa machine. » François,
Directeur d’Exploitation dans une société
de maintenance industrielle
Beaucoup d’entre nous peuvent également
témoigner d’expériences similaires. Nous
voyons bien ici que ces difficultés, très répandues
dans de nombreuses organisations, ne sont pas simplement dues
à une faiblesse des services financiers. Le « vrai
» DSO devrait lui-même intégrer les FAE (Factures
A Emettre). Par exemple, dans des entreprises de service de
type SSII, les FAE représentent parfois jusqu’à
15 jours de chiffre d’affaires. Les managers en charge
des clients, sont intéressés à titre personnel
sur les ventes mais pas sur la facturation. Toute activité
autre que la vente, est souvent considérée comme
non prioritaire. Ces mêmes Managers sont ainsi peu proactifs
pour récupérer auprès de leurs équipes
les éléments nécessaires pour l’édition
des factures. Voilà encore une fois un exemple de problème
récurrent, où la Direction Financière a
peu de leviers pour améliorer les choses.
Les règles d'une bonne chaîne
facturation
Pour une sécurisation de la chaîne,
et donc une assurance d’un DSO maîtrisé,
il est indispensable d’avoir :
1 Des rôles et responsabilités
clairs : Qui fait quoi ? Quelles sont les instances de
contrôle et d’arbitrage ? Des objectifs individuels
et collectifs sont-ils définis ? Tous ces éléments
doivent être déclinés dans les fiches de
fonction.
2 Des systèmes d’informations
permettant, en autres, une bonne circulation des informations
entre commerciaux, exploitation et finance sur des données
de type : références client, N° de commande
ou de contrat, balance âgée, détails des
actions menées par le recouvrement dont la fiche litige.
Une édition automatique et en temps réel de tableaux
de bord pertinents et détaillés doit être
effectuée.
3 Des collaborateurs sur toute la chaîne
formés et sensibilisés au cash ; des équipes,
professionnelles dans la relation client, mais très rigoureuses
et fermes sur le cash. Un client qui ne paye pas n’est
pas un client.
La plupart des causes de blocages des
paiements clients, sont directement liées à des
dysfonctionnements du processus de la vente à encaissement
dans sa globalité. Ils se situent bien souvent en amont
de la simple relance. Ainsi il ne suffit pas, pour optimiser
son encours, de mettre en place des équipes de relance
clients performantes, formées, avec des outils pointus.
Il faut au préalable mettre sous contrôle une chaîne
dans sa globalité. Ainsi la relance client doit être
considérée à part entière comme
l’une des facettes de la relation client, au même
titre que toutes les fonctions opérationnelles de l’entreprise
qui sont à leur service.
1
Baromètre 2005, AFDDC du poste Client des entreprises
européennes
Serge Mosselmans
Directeur, Resulteam
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Fiche
Technique 1
Comment mettre en place un
tableau de bord de pilotage de compte client ?
Connaître et comprendre régulièrement
l’encours clients et les risques associés
constitue pour chaque responsable financier un enjeu majeur.
Le tableau de bord de l’encours clients est ainsi
l’outil central, incontournable et synthétique
pour maîtriser cet enjeu et mettre en place les
actions nécessaires à l’optimisation
de l’encours clients.
Le tableau de bord de l’encours
clients, élaboré en général
chaque semaine, a pour objectifs de :
Gérer l’encours clients (créances
non échues, créances échues),
Anticiper les risques de dérapage sur les créances
échues (augmentation et vieillissement de l’encours),
Organiser et suivre les actions de recouvrement des équipes
de relance,
Gérer les paiements non identifiés et non
lettrés,
Qualifier les causes de blocage ou de retard de paiement
des créances.
Il contient des indicateurs permettant
de suivre l’encours clients par postes principaux
et par statut de relance, de connaître les raisons
de non-paiement des créances, de surveiller l’encours
des clients les plus importants.
Quels indicateurs mettre
en place ?
Encours clients total par age de créance (non
échues, échues) et évolution
par rapport aux périodes
précédentes
Paiements reçus, avec la décomposition
paiements lettrés et paiements non lettrés
Avoirs émis
Encours clients par statut de relance (non relancée,
relance en cours, décision d’arbitrage
à prendre en cas de blocage ou de litige, paiement
promis / prévu, paiement
reçu)
Encours clients par cause de blocage du paiement (par
exemple : litige, erreur de libellé
dans la facture, facture non reçue, écart
avec la commande / le contrat, attente d’un
avoir, etc.)
Palmarès clients (les 100 premiers clients
par exemple) : balance âgée par client,
encours par statut de
relance et par client. |
Il est construit à partir
de :
L’outil
comptable de l’entreprise (balance âgée,
journal des encaissements) pour les analyses quantitatives.
L’outil
de gestion de la relance clients (qui doit être
si nécessaire mis en œuvre au préalable)
pour les analyses qualitatives
sur les statuts de relance et les causes de blocage.
Ce tableau de bord est mis en place
sur un outil bureautique (Excel ou Access). Le chargement
des données est effectué à partir
d’une requête dédiée et automatisée
dans l’outil comptable et/ou dans l’outil
de gestion de la relance.
Cette requête, proche du contenu de la balance âgée,
contient au minimum les informations suivantes :
code et nom du client, n° de créance ou du
paiement, montant de la créance ou du paiement,
type de créance (facture, avoir, paiement), date
d’enregistrement (émission de la créance,
enregistrement du paiement), date d’échéance,
statut de relance, cause de blocage du paiement, référence
et date de lettrage.
Le tableau de bord de l’encours
clients constitue donc un outil simple et puissant de
pilotage sur lequel s’appuyer, pour mener efficacement
les actions de recouvrement et améliorer durablement
la gestion du poste clients.
Il permet, en complément, d’accroître
la connaissance de la chaîne clients et d’identifier
des actions d’amélioration pour les étapes
en amont du processus (prise de commande, livraison/réalisation
et facturation).
Causes de blocage, un indicateur du tableau de bord
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Fiche
Technique 2
Sur quels critères peut-on récupérer la TVA des créances irrécouvrables ?
Il est déjà douloureux
pour l’entreprise de passer à perte ses créances
« définitivement » irrécouvrables,
mais il est surtout criminel de ne pas en récupérer
la TVA. Si la délivrance d’un certificat d’irrécouvrabilité
par un organisme indépendant de l’entreprise
suffit à passer la créance à perte,
en récupérer la TVA est plus complexe et soumis
à un cadre légal strict.
Dans ce dernier cas, l’entreprise
doit prouver au fisc le caractère « définitif
» de cette irrécouvrabilité et apporter
la preuve que des actions de recouvrement suffisantes ont
été menées par l’entreprise.
Il est important de noter à ce stade que l’ancienneté
d’une créance ne suffit pas à justifier
de son irrécouvrabilité.
La loi définit clairement quelles
créances sont définitivement irrécouvrables.
Ce sont :
Celles couvertes par une Liquidation Judiciaire dès
la date de la liquidation (1),
ou
Celles concernant des clients partis sans laisser d’adresse
(2), ou
Celles attestées définitivement irrécouvrables
par un huissier (2).
Les textes de loi sont plus flous
quant-à l’apport de la preuve d’actions
menées. L’entreprise doit ainsi
Justifier de la rectification de la facture initiale (1).
Cette justification consiste à envoyer à votre
client un duplicata de la facture initiale portant la mention
suivante : « Facture demeurée impayée
pour la somme de … € (prix HT) et pour la somme
de … € (TVA) qui ne peut faire l'objet d'une
déduction (article 272 du CGI) »
Fournir toutes les indications nécessaires sur les
actions de l’entreprise pour recouvrer la créance
et sur les circonstances propres qui établissent
l'insolvabilité du débiteur (3).
Il importe donc pour les entreprises souhaitant pouvoir justifier de la récupération de la TVA de mettre en place une procédure qui conserve la preuve des actions menées pour recouvrer les créances restées impayées.
(1) Code Général des Impôts, article 272 en vigueur au 1er juillet 2003
(2) Arrêt du Conseil d’Etat du 12 mars 1980
(3) Arrêt du Conseil d’Etat du 14 mai 1986
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Tel: 01 58 71 20 51
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